Tests psychotechniques : j’ai passé un test… Mais au fond, ça me sert à quoi ?

Inventaire typologique de développement de GOLDEN, Myers Briggs Type Indicator (MBTI), Master Person Analysis, Leonardo 3.4.5, Belbin, Herrmann Brain Dominance Instrument, PerformanSe, Pulsion, LABEL, Quotient émotionnel (QE), Quotient intellectuel (QI), Matrices progressives de Raven, RIASEC, Jackson Vocational Interest Survey, Egogramme, Tests d’intérêts et d’orientation professionnelle, Psychodiagnostic de Rorschach, Inventaire de dépression de Beck, Inventaire multiphasique de personnalité du Minnesota (MMPI)…

L’éventail des outils de testing psychologique est large… Ils permettent d’évaluer le fonctionnement intellectuel, cognitif et neuropsychologique, la personnalité, les motivations, les intérêts, les connaissances scolaires, etc.

En étant accompagné-e par un-e professionnel-le qualifié-e, vous aurez la garantie que les outils proposés seront pertinents par rapport à la problématique à investiguer et à la qualité des résultats qui vous serons communiqués.

Il est toutefois possible de passer un test pour soi-même. Il suffit par exemple de quelques minutes de recherche sur internet pour trouver des sites qui proposent de faire des diagnostics en ligne dans des domaines allant de la détermination de son QI, à sa personnalité, sa résistance au stress, ses motivations, ses intérêts professionnels.

Avec l’arrivée de l’été et à l’heure de prendre du temps pour un peu de farniente au bord d’une piscine, de la mer, au milieu des montagnes, vous avez sûrement aussi déjà passé des tests dans des magazines…

Comment dès lors être sûr-e que ces outils soient pertinents et valides scientifiquement parlant ? Comment être sûr-e que les rapports de résultats seront à la hauteur de nos attentes ? Peut-on se fier aux tests gratuits ?

La véritable question réside finalement surtout dans le « pourquoi » vouloir passer un test. Quelles sont les motivations qui incitent une personne à effectuer la passation d’un test ? En effet, dans la société en général, nous sommes depuis l’enfance et surtout depuis l’école poussés à accroître nos connaissances, nos capacités et aussi à nous comparer aux autres. Cette recherche d’éléments tangibles nous permettant d’effectuer cette comparaison avec les autres, nous permet à la fois de nous distinguer des autres personnes et aussi de construire et développer notre propre identité. L’école et son système d’évaluation des performances scolaires offre ainsi un modèle de repères (avec plus ou moins de psychologie) qui nous renvoie dès notre jeunesse aux notions de la performance personnelle et celle des autres. Durant ce parcours scolaire, nous intégrons particulièrement les notions de « réussite » et « d’échec » comme étant les principales caractéristiques révélatrices du résultat à la pratique d’une activité.

Passer un test dans le cadre d’une démarche de sélection, de recrutement, de suivi psychologique, de démarche d’orientation professionnelle peut donc aussi être empreint de ce biais issu de la notion de « réussite » ou « échec » influant sur le comportement que nous adoptons pour y répondre.

En effet, une fois adulte, inséré-e dans sa vie personnelle et professionnelle, le fait de passer des tests est ainsi régulièrement associé à ces notions de « réussite » ou « échec » (aussi bien durant la passation que lors de la consultation des résultats).

Nous avons consciemment ou non, envie de « réussir » le test que nous passons. Réussir dans la notion d’obtenir un bon score, un bon résultat ou aussi pour certaines personnes réussir à montrer, démontrer, notre particularité en adoptant une attitude de non-positionnement (afin de ne rien dévoiler à l’autre de soi-même) ou une attitude provocatrice (en déjouant le test et manipulant ses réponses pour ne dévoiler qu’une image de soi-même, par l’exagération de certains traits…).

J’en reviens ici à la question du « pourquoi passer un test ». La motivation qui incite à effectuer cette démarche est donc très importante et il ne faut pas attendre de résultats magiques qui permettraient de tout vous dévoiler sur vous-même ou sur les bonnes décisions à prendre pour votre futur.

Ainsi, dans le cas où vous faites un test pour vous-même et en fonction des attentes auxquelles vous aimeriez apporter une réponse, je vous recommande tout de même de ne pas vous fiez uniquement aux résultats que vous obtiendrez pour prendre de grande décision ou passer à l’action, même si le test que vous avez choisi est de bonne qualité et fiable.

Un « bon » test est un test que vous passez au bon moment et en fonction d’une situation de vie (personnelle ou professionnelle) à laquelle vous aimeriez apporter un éclairage particulier. Bien évidemment, pour tirer véritablement profit de ce genre d’outil, il est aussi nécessaire de pouvoir vous fier à sa validité scientifique ainsi qu’à la bonne adéquation du type d’outil à choisir par rapport à votre questionnement. C’est là qu’un-e spécialiste en psychologie peut notamment vous aider .

Très bon été à vous toutes et tous !

Karin Hehlen

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